Pourquoi la cuisine compte autant dans une retraite yoga
Une retraite yoga, c'est un lieu, un enseignant, un programme. C'est aussi trois repas par jour, pris ensemble, pendant plusieurs jours. Ces moments de table rythment le séjour autant que les séances : on y arrive après la pratique du matin, on s'y retrouve avant la méditation du soir, on y parle de ce qu'on vient de vivre.
Ce qu'on mange se ressent sur le tapis. Un petit-déjeuner trop lourd rend la séance pénible, un dîner trop riche gâche le sommeil, un déjeuner trop léger laisse le groupe sans énergie l'après-midi. La tradition yogique parle de nourriture sattvique : fraîche, simple, équilibrée. C'est une bonne boussole, à condition de ne pas oublier le plaisir.
Mon métier, depuis une vingtaine d'années, c'est la cuisine gastronomique française à partir des produits du marché. En retraite, je mets ce savoir-faire au service d'une cuisine végétale savoureuse et colorée, qui nourrit sans alourdir. Des assiettes qu'on a envie de retrouver à chaque repas.
Des repas calés sur votre programme
Avant la retraite, je vous demande votre planning heure par heure. Les menus se construisent à partir de lui. Ce qu'on mange avant une séance dynamique n'est pas ce qu'on mange avant un yin ou une méditation. Si la matinée commence par un vinyasa soutenu, le petit-déjeuner arrive après, et il est complet. Si la soirée se termine par une pratique douce, le dîner reste chaud et léger.
Voici une journée type avec la formule Exclusive, qui comprend le petit-déjeuner, le déjeuner, le dîner et un goûter :
- 9h30, petit-déjeuner : après la pratique du matin, un vrai repas. Granola ou porridge maison, fruits de saison, pain au levain, œufs pour les végétariens, purées d'oléagineux.
- 13h00, déjeuner : le repas le plus complet de la journée. Légumes du marché, céréales, légumineuses, une sauce travaillée, des herbes fraîches.
- 16h30, goûter : une pause légère avant la séance de fin de journée. Fruits, gâteau peu sucré, boules énergétiques, jus pressé.
- 19h30, dîner : un repas chaud et digeste, velouté, dahl, légumes rôtis, pour bien dormir.
Ces horaires bougent avec vous. Une randonnée, une journée de silence, une sortie en mer : on décale le service en conséquence. Avec la formule Prestige, on choisit ensemble les deux repas que je prends en charge, le plus souvent le déjeuner et le dîner.
Régimes, allergies et besoins de chacun
Dans un groupe, les besoins varient d'une personne à l'autre. Je les recueille avant le séjour, par l'intermédiaire de l'organisateur, pour que personne n'ait à se justifier à table.
- Végétarien : la base de la plupart des retraites, avec œufs et produits laitiers si vous le souhaitez.
- Végane : entièrement végétal, avec des protéines variées (légumineuses, tofu, tempeh, graines, céréales complètes).
- Sans gluten : riz, sarrasin, millet, quinoa, pommes de terre, et des farines adaptées pour le pain et les desserts.
- Inspiration ayurvédique : plats chauds, épices douces, cuissons lentes, si c'est l'esprit de votre retraite.
- Allergies et intolérances : fruits à coque, lactose ou autres, prises en compte avec rigueur en cuisine.
Quand c'est possible, je prépare un plat commun que tout le monde peut manger, avec une variante pour ceux qui en ont besoin. Le repas reste un moment partagé, pas une succession d'assiettes différentes.
Des produits locaux, selon la destination
Je fais mes courses sur place, au marché et chez les producteurs du coin. C'est ce qui donne du goût à une cuisine végétale : une tomate mûre, des herbes fraîches, une huile d'olive du pays ont besoin de peu de choses pour briller.
En Provence, ce seront les légumes d'été, l'huile d'olive et les herbes de garrigue. En Corse, les agrumes, le brocciu et le miel du maquis. En Algarve, les patates douces, les figues, les amandes et les oranges. À Majorque, les amandes, les tomates et les huiles de l'île. Dans les Alpes en hiver, les courges, les champignons et les fromages de montagne.
Je privilégie le bio quand l'offre locale le permet, et je compose les menus avec ce que le marché propose vraiment, plutôt que l'inverse.
Comment nous travaillons ensemble
En amont, on échange par WhatsApp ou par mail : le lieu et sa cuisine, le nombre de participants, le programme, les régimes, l'ambiance que vous voulez donner aux repas. Je vous envoie ensuite des propositions de menus, que vous validez.
Sur place, je fais les courses et je garde tous les tickets : les denrées sont facturées au prix réel. Je cuisine sur le lieu de la retraite et je sers à l'heure prévue, à l'assiette ou en plats à partager, selon ce que vous préférez.
Après chaque service, je range et je nettoie la cuisine. Vous la retrouvez telle que vous me l'avez confiée.
Pendant tout le séjour, je reste discret. Je respecte les temps de silence et je travaille sans bruit pendant les séances. Les participants voient le chef au moment de servir, pas entre deux postures.
Je collabore notamment avec Flowaway Yoga Retreats, pour qui la cuisine fait partie intégrante de l'expérience.
Ce que ça change pour vous et vos participants
Pour vous, la cuisine sort de la liste des tâches. Pas de courses entre deux séances, pas de repas à improviser, pas de vaisselle le soir. Vous avez un seul interlocuteur pour tout ce qui touche à la table, et un budget lisible : mes honoraires à la journée, plus les courses au réel. Vous restez disponible pour ce qui compte : votre enseignement, votre groupe, les échanges qui font l'âme d'une retraite.
Pour les participants, les repas arrivent à l'heure, adaptés à leur pratique et à leurs besoins. Ils mangent bien sans avoir à y penser, et beaucoup découvrent qu'une cuisine végétale peut être aussi gourmande qu'une autre. La table devient un rendez-vous qu'on attend dans la journée.
Si vous préparez une retraite, envoyez-moi votre programme et le lieu : je vous dirai comment je peux m'y intégrer.





