Pourquoi la table compte autant dans une retraite surf
Une journée de surf vide les réserves. Entre l’eau froide, la rame et les chutes, les participants sortent de l’eau affamés, parfois transis, et ils y retournent quelques heures plus tard. Ce qu’ils mangent entre deux sessions pèse directement sur leur énergie, leur humeur et leur envie d’y retourner.
Pour l’organisateur, la cuisine est souvent le point le plus fragile. Vous gérez déjà les niveaux, la sécurité, les horaires de marée, le matériel et le moral du groupe. Ajouter les courses, trois repas par jour et les allergies de chacun, c’est prendre le risque de mal faire l’un ou l’autre.
Mon rôle est simple : vous décharger de tout ce qui touche aux repas, et faire de la table un vrai moment de la retraite. C’est là que le groupe se raconte sa session, rit des chutes du matin et se soude. La même logique vaut pour les séjours plus aventure, randonnée, vélo ou kitesurf : des repas qui suivent le rythme de la journée, pas l’inverse.
Des repas calés sur les sessions : une journée type
En surf, le programme dépend de la houle et des marées, et il change souvent d’un jour à l’autre. Je demande donc chaque soir l’horaire des sessions du lendemain et j’adapte l’heure et le contenu des repas. Voici une journée à deux sessions avec la formule Exclusive (petit-déjeuner, déjeuner, dîner et goûter) :
- 7h00, avant l’eau : un en-cas léger. Fruits, tartines au miel, porridge, café et thé. De quoi partir sans avoir le ventre lourd.
- 7h30 à 10h00 : session du matin.
- 10h30, au retour : le vrai petit-déjeuner. Œufs, pain frais, fromage, yaourt, granola maison, fruits pressés. C’est souvent le repas le plus attendu de la journée.
- 13h30, le déjeuner : complet mais digeste. Salades de céréales et de légumineuses, poisson ou volaille grillés, légumes de saison.
- 16h30, le goûter : avant la session de fin de journée. Cake maison, fruits secs, bananes.
- 20h00, le dîner : plus généreux, pris le temps qu’il faut. Plats à partager, poisson du jour, dessert.
Quand la marée impose une session à l’aube ou en milieu de journée, je décale tout. Si une partie du groupe reste à terre, je prévois de quoi manger à différents moments. Je ne suis pas nutritionniste et je ne vends pas de programme : je sers au bon moment une cuisine facile à digérer avant l’effort et vraiment nourrissante après.
Régimes, allergies et gros appétits
Un groupe de surf mélange souvent des profils très différents : végétariens, véganes, personnes sans gluten ou sans lactose, allergies aux fruits à coque ou aux crustacés, convives qui ne mangent pas de porc. Avant le séjour, je recueille ces informations pour chaque participant et je construis des menus où la plupart des plats conviennent à tout le monde, avec des variantes quand c’est nécessaire.
Personne ne mange une assiette à part. Les plats végétariens sont pensés comme de vrais plats, pas comme le plat principal sans la viande. Et je n’oublie pas les appétits : après trois heures dans l’eau, la générosité des portions et le pain sur la table comptent autant que la recette.
Les produits du coin, selon le spot
Je fais les courses moi-même, sur les marchés, chez les poissonniers et les producteurs de la région. C’est ce qui donne à une retraite le goût de l’endroit, et c’est souvent ce dont les participants se souviennent.
- Côte atlantique française : huîtres du Bassin d’Arcachon, poisson de criée, piment d’Espelette, chipirons et fromage de brebis du Pays basque.
- Algarve et côte portugaise : sardines, poulpe, palourdes, patate douce d’Aljezur, oranges, figues et huile d’olive locale. J’y travaille régulièrement, voir ma page chef privé en Algarve.
- Espagne et Méditerranée : poissons de roche, tomates de saison, agrumes, herbes fraîches, fromages et charcuteries de la région.
Quand le spot est isolé, je repère les commerces et les marchés avant d’arriver et j’organise les courses en conséquence, pour ne jamais manquer de l’essentiel. Le poisson du jour, les fruits de saison et le pain du boulanger du village changent d’un repas à l’autre, ce qui évite toute lassitude sur une semaine.
Comment on travaille ensemble
Tout commence par un échange en amont, en visio ou sur WhatsApp. On parle du lieu, du nombre de participants, du programme, des régimes, de l’équipement de la cuisine et de l’ambiance que vous voulez donner aux repas. Je vous envoie ensuite une proposition de menus, que l’on ajuste ensemble.
Sur place, je m’occupe de tout ce qui touche à la cuisine : les courses, payées au prix réel sur tickets, la préparation, le service et le rangement de la cuisine après chaque repas. Je travaille dans la maison sans prendre de place : je respecte le rythme du groupe, les temps calmes et l’intimité des participants. Au-delà de 15 convives, je conseille d’ajouter un serveur pour garder un service fluide.
Vous avez un seul interlocuteur pour tout ce qui concerne les repas, du premier échange au dernier dîner. Pendant le séjour, les ajustements se font simplement : une session décalée, un participant qui arrive un jour plus tard, une envie particulière pour le dernier repas. On en parle le soir, et je m’organise pour le lendemain.
Ce que ça change pour vous et pour le groupe
Pour l’organisateur, c’est du temps et de l’attention rendus à ce qui fait la qualité de votre retraite : le coaching, la sécurité dans l’eau, l’accompagnement de chacun. Vous n’avez plus à penser aux courses, aux horaires des repas ni aux allergies.
Pour les participants, ce sont des repas qui arrivent au bon moment, une cuisine faite maison avec des produits frais, et des tables où l’on prend le temps. Une retraite surf se juge aussi sur ce qu’on y a mangé et partagé. Si votre séjour mêle surf et yoga, l’approche est la même : vous trouverez plus de détails sur ma page chef privé pour retraite yoga, et toutes les formules sur la page chef privé pour retraites.





